Qu’est-ce que le verre trempé ?
Si un verre classique, également appelé « float », est soumis à un chauffage supérieur à 650 °C (point de ramollissement), puis refroidi brutalement par projection d’air froid sous pression sur ses faces, il devient un verre trempé, également appelé verre de sécurité.

Comment déterminer la qualité d’un verre trempé ?
La qualité d’un verre trempé se détermine par son mode de rupture, qui doit produire des milliers de petits fragments dont les arêtes ne provoquent pas de blessures coupantes ou lacérantes importantes.
Dans ce cas, on considère qu’il s’agit d’un verre trempé de qualité, ou verre sécurit.



Qu’est-ce que la rupture spontanée du verre trempé ?
Il s’agit de l’une des tolérances admises par l’ensemble des fabricants de verre trempé, tant au niveau national qu’international. Elle consiste en la désintégration du verre en milliers de petits fragments sans cause apparente.
Ce phénomène reste extrêmement rare et est dû à la présence de micro-inclusions de sulfure de nickel, inhérentes au processus de fabrication du verre. Ces inclusions ne peuvent être ni détectées ni éliminées, ni avant ni après le processus de trempe.
Cette particularité liée à la rupture spontanée doit être communiquée au client final afin d’éviter les effets négatifs d’une mauvaise information.
Causes de rupture d’un verre sécurisé
Outre la rupture spontanée (considérée comme une tolérance par les fabricants), qui correspond à une désintégration sans cause apparente, 99 % des ruptures d’un verre trempé (sécurisé) sont dues à des chocs entre le verre et un élément métallique ou contondant.
(Exemples : contact avec le sol de la salle de bains, avec une vis lors du montage ou de l’installation, choc involontaire sur le chant du verre, etc.)
Il est donc essentiel d’éviter tout contact ou impact entre le verre et un élément métallique ou contondant.
Défauts visuels acceptables
La surface du verre peut présenter des imperfections visuelles conformes aux tolérances admises, et donc acceptables dans les limites suivantes
(le contrôle doit être effectué à la lumière naturelle non directe) :
- Bulle : acceptable si taille inférieure à 1 mm
- Points : acceptables s’ils ne sont pas visibles à 1 mètre
- Rayure type « cheveu d’ange » : acceptable si non visible à 1 mètre